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mardi 14 janvier 2014

Cameroun-Crise centrafricaine: La sagesse de Paul Biya confirmée

C`est ce qui ressort de la dernière actualitĂ© en RĂ©publique centrafricaine, qui a vu la dĂ©mission de Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye. 

Le sommet extraordinaire de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l`Afrique centrale (Ceeac), sur la crise centrafricaine s`est achevĂ© le 10 janvier dernier Ă  N`Djamena, sur une dĂ©cision forte. La dĂ©mission du prĂ©sident intĂ©rimaire Michel Djotodia et celle de son Premier ministre Nicolas Tiangaye. Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© accueillie avec enthousiasme en Rca et particulièrement Ă  Bangui, oĂą des scènes de liesse populaire ont Ă©tĂ© observĂ©es. Cela confirme-t-il le rejet dĂ©finitif du prĂ©sident Djotodia par la majeure partie de la population centrafricaine? On peut le dire. 

En tout cas, les quelques 10 mois passĂ©s par Michel Djotodia Ă  la tĂŞte de la Rca n`ont pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille. L`on pourrait mettre Ă  son actif, Ă  travers ses soudards de la SĂ©lĂ©ka, responsables des tueries en sĂ©rie sur fonds d`opposition religieuse, des enlèvements nocturnes, des rafles sauvage, des rackets, des pillages en bandes, des viols, des expĂ©ditions punitives, des razzias. Toutes choses qui ont contribuĂ© Ă  dĂ©sintĂ©grer l`Etat centrafricain. 

Il faut le dire, Michel Djotodia est arrivĂ© au pouvoir Ă  Bangui par la force, snobant au passage les accords de Libreville de 2008 qui stipulait dĂ©jĂ  la participation de l`opposition dans un nouveau gouvernement, Les rebelles vont nĂ©anmoins reprendre les armes en 2012, prenant les villes les unes après les autres, pour enfin chasser François BozizĂ© du pouvoir. Un François BozizĂ© qui s`est vu refuser le soutien français et qui n`a que timidement appliquĂ© un autre accord de Libreville qui lui imposait un Premier ministre issu des rangs de l`opposition. 

Des accords qui du reste, n`ont jamais Ă©tĂ© respectĂ©s, La SĂ©lĂ©ka, dĂ©sormais soutenu par le PrĂ©sident tchadien Idriss DĂ©by ltno ayant soumis de nouvelles revendications au PrĂ©sident BozizĂ©, qui n`en a pas pris compte jusqu`Ă  son dĂ©part du palais prĂ©sidentiel par la force. 

Dans toute cette situation qui urge aux portes du Cameroun, le PrĂ©sident Paul Biya est restĂ© constant. D`abord, il n`a assistĂ© Ă  aucun sommet oĂą la crise centrafricaine Ă©tait Ă  l`ordre du jour, notamment lors de la signature des diffĂ©rents accords de Libreville qui ont balisĂ© la prise de pouvoir de Michel Djotodia Ă  Bangui. Dans la foulĂ©e, dans sa quĂŞte de reconnaissance sous rĂ©gionale, Michel Djotodia n`a jamais Ă©tĂ© reçu Ă  YaoundĂ©, malgrĂ© toutes les tentatives diplomatiques menĂ©es tambours battants par le nouvel homme fort de Centrafrique. 

En français facile, Paul Biya, plus que jamais dans sa posture de sage d`Afrique, n`a jamais voulu donner sa poignĂ©e de main Ă  un imposteur. LĂ©galiste jusqu`au bout des doigts, le PrĂ©sident camerounais est restĂ© rigide sur le principe de la Charte des Nations Unies, qui dĂ©nie toute reconnaissance Ă  un rĂ©gime qui accède au pouvoir par la force. L`on peut aisĂ©ment comprendre pourquoi Paul Biya avait consenti Ă  accorder une sorte d`asile politique provisoire au prĂ©sident dĂ©chu François BozizĂ© au lendemain de son Ă©viction. Ce que n`avait pas bĂ©nĂ©ficiĂ© Ange FĂ©lix PatassĂ©, renverse dans les conditions similaires par BozizĂ©. 

En tout cas, le PrĂ©sident Paul Biya et le Cameroun restent fidèles au sacrosaint principe de la non-ingĂ©rence dans les affaires internes des autres pays. Tout le contraire de ce que le Tchad a fait en Rca en mettant en musique les derniers dĂ©veloppements de la crise centrafricaine avec la dĂ©mission de Michel Djotodia et de Nicolas Tiangaye. Signe des temps, le PrĂ©sident Paul Biya n`a pas fait le dĂ©placement de N`Djamena pour cautionner la comĂ©die Franco-tchadienne. Il Ă©tait reprĂ©sentĂ© par le Premier ministre PhilĂ©mon Yang. 

Le sage d`Afrique a encore dĂ©montrĂ© sa parfaite connaissance des dossiers de la sous-rĂ©gion, de l`Afrique et mĂŞme du monde, lui qui comme solution Ă  la crise centrafricaine, prĂ´ne le dĂ©ploiement des casques bleus de l`Onu. Tout le contraire de la position paradoxale de la France qui n`avait pas vu d`emblĂ©e que Michel Djotodia n`Ă©tait pas du tout sĂ©rieux avant de revenir Ă  des meilleurs sentiments en obtenant son dĂ©part du pouvoir. 

C.N. 
La Nouvelle

lundi 13 janvier 2014

Cristiano Ronaldo sacré Ballon d`Or 2013

Jamais peut-ĂŞtre l`attribution d`un Ballon d`Or n`avait suscitĂ© autant de passions, de dĂ©bats et de polĂ©miques avant son attribution. Jusqu`ici, Lionel Messi (FC Barcelone), quadruple tenant du titre argentin, tuait tout suspense. Mais cette annĂ©e, les pĂ©pins physiques l`ont Ă©cartĂ© une partie de la saison laissant de la place Ă  la concurrence. 
Le Portugais Cristiano Ronaldo et le Français Franck RibĂ©ry s`y sont engouffrĂ©s. Franck RibĂ©ry, 30 ans, est le grand rival de Cristiano Ronaldo pour ce trophĂ©e. Le Français a en effet tout gagnĂ© avec le Bayern Munich, dont un triplĂ© majeur Bundesliga-Coupe d`Allemagne-Ligue des champions, auquel on peut ajouter la Super Coupe d`Europe et le Mondial des clubs. Notre «Francky» national a aussi Ă©tĂ© sacrĂ© joueur UEFA de la saison 2012-2013.La cĂ©rĂ©monie du 58e Ballon d`Or dĂ©bute Ă  18 h 30. 

Ronan Tésorière

Cameroun - Après la chute de Djotodia en RCA : Yaoundé serait-il dans le viseur de l'axe Hollande-Deby ?

Selon certains observateurs avertis, la présence militaire française en Rca, tout comme le nouvel axe N`Djamena-Paris, est très loin d`inquiéter Yaoundé.

Voici pourquoi. 

16 dĂ©cembre 2013. L`axe lourd YaoundĂ©-Douala connait une effervescence quelque peu inhabituelle du fait d`un impressionnant convoi de blindĂ©s, porte-chars (33 au total) et autres matĂ©riels de guerre français Ă  destination de la RĂ©publique centrafricaine voisine, oĂą sĂ©vissent les rebelles de la SĂ©lĂ©ka. Seulement, avant d`atteindre leur point de chute qui est Bangui, l`arsenal de guerre français doit transiter par l`aĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ©, qui sert depuis des mois de base-arrière aux militaires français de l`opĂ©ration Sangaris. 

Une occupation de l`aĂ©roport de la capitale rĂ©gionale du château d`eau du Cameroun qui n`arrĂŞte pas de susciter moult commentaires dans certains milieux proches des forces de sĂ©curitĂ© camerounaise, surtout après une altercation, le 30 dĂ©cembre 2013, entre les soldats camerounais affectĂ©s au service des forces françaises basĂ©es Ă  l`aĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ© et leurs homologues hexagonaux. 

Pour la petite histoire, dans la journĂ©e du 30 dĂ©cembre 2013, des soldats français entreprennent de faire flotter le drapeau de leur pays Ă  l`aĂ©roport de NgaoundĂ©rĂ©. Cette initiative, très mal prise par les militaires camerounais, va aboutir Ă  un incident très vite maĂ®trisĂ©, grâce Ă  l`intervention des autoritĂ©s civiles et militaires et de la place. Ce qui fera dire Ă  quelques esprits mal affermis que la France Ă©tait sur le point de vouloir installer une base militaire Ă  NgaoundĂ©rĂ© en violation des accords militaires signĂ©s avec le Cameroun. Et ceci dans le but de mettre Ă  mal la stabilitĂ© dans la sous-rĂ©gion. Notamment dans les pays oĂą les prĂ©sidents auraient tendance Ă  s`Ă©terniser au pouvoir. La fin inĂ©vitable de la crise centrafricaine allait donc permettre Ă  la France de se pencher sur le dossier camerounais, avec le soutien du Tchad. 

Selon certains analystes en effet, après la tenue vendredi dernier Ă  N`Djamena du sommet extraordinaire de la Commission Ă©conomique des Etats de l`Afrique centrale (Ceeac) qui contraint Michel Djotodia et son Pm Nicolas Tiangaye Ă  a dĂ©mission, de nombreux observateurs se rendent d`ailleurs compte que le rĂ´le du Tchad a Ă©tĂ© capital dans la rĂ©solution de la crise centrafricaine. A propos, un confrère panafricain indiquait dans son Ă©dition du 22 dĂ©cembre 2013: 

«En Centrafrique, le Tchad fait partie du problème et de la solution. Avec près de 800 soldats, N`Djamena aligne le contingent le plus important de la force africaine dĂ©ployĂ©e en Centrafrique. Compte tenu de leur expĂ©rience et de leur connaissance du terrain, les Tchadiens avaient mĂŞme beaucoup apportĂ©. Sauf que leur proximitĂ© avec les Ă©lĂ©ments de la SĂ©lĂ©ka a desservi leur action. En effet, pour¬suit le mĂŞme confrère, près du tiers des 6000 rebelles qui ont renversĂ© François BozizĂ© sont d`origine tchadienne». 

II est donc Ă©vident que pour parvenir au renversement de Michel Djotodia, la France et le rĂ©gime de N`Djamena ont su accorder leurs violons. Suffisant pour faire dire Ă  quelques analystes que l`axe François Hollande-Idris Deby se trouve aujourd`hui renforcĂ©. Pour y parvenir, N`Djamena aurait sĂ»rement montrĂ© patte blanche pour ne pas apparaĂ®tre comme le soutien de la secte islamique Boko Haram. Bien plus, la France dĂ©montrerait davantage qu`elle reste le grand patron de la sous-rĂ©gion. La dynamique ainsi mise en marche, en sus du dĂ©ploiement de la force panafricaine, certains analystes ne cachent plus leur optimisme quant au retour de la paix en Rca. MĂŞme si pour d`autres analystes, la prĂ©sence française reste un caillou dans la chaussure de certains rĂ©gimes dans la sous-rĂ©gion. 

On parle de la GuinĂ©e Equatoriale de ThĂ©odoro Obiang Nguema Mbazogo, du Cameroun et dans une certaine mesure de la Rdc. Depuis quelques temps en effet et selon des sources proches de l`ElysĂ©e, le fait de ne pas passer la main quand on a passĂ© plus de 3 dĂ©cennies au pouvoir est une anomalie politiquement incorrecte et aux antipodes des règles de bonne gouvernance. VoilĂ  la raison pour laquelle certains commentateurs commencent dĂ©jĂ  se convaincre qu`après la dĂ©mission de Michel Djotodia et de son Pm, Nicolas Tiangaye, par le sommet de la Ceeac, les forces françaises pourraient entrer en scène dans le cas oĂą YaoundĂ© ne donne pas des signaux forts pour le changement 

Etoudi. Une idĂ©e qui ne fait cependant pas l`unanimitĂ© auprès de certains observateurs avertis qui distinguent la France de Nicolas Sarkozy de celle de François Hollande. 

ManĹ“uvres d`intimidation 

En ce qui concerne la France de Nicolas Sarkozy c`est celle-lĂ  qui avait clairement indiquĂ© qu`elle voulait l`alternance au sommet de l`Etat camerounais et avait dĂ©jĂ  choisi Marafa Hamidou Yaya. Il se dit mĂŞme que lors de l`investiture d`Alassane Dramane Ouattara Ă  Yamoussoukro, Nicolas Sarkozy n`Ă©tait pas passĂ© par 4 chemins pour dire au prĂ©sident Paul Biya qu`il Ă©tait temps pour lui de passer la main en organisant sa succession. Mais voilĂ  qu`arrive entre-temps la prĂ©sidentielle française au cours de laquelle le rĂ©gime d`Etoudi va exprimer sa sympathie au candidat François Hollande. 

En soutenant ainsi le candidat de la gauche, certains analystes estiment que les hommes de Paul Biya avaient fait le choix de la stabilitĂ©. Ce qui n`Ă©tait pas pour plaire aux hommes de Nicolas Sarkozy qui vont se lancer dans des manĹ“uvres d`intimidation. Notamment des survols de l`espace aĂ©rien dans la rĂ©gion du Nord par des avions français en provenance de N`Djamena, des bateaux de guerre mouillant rĂ©gulièrement au Port autonome de Douala oĂą Ă©taient Ă©galement signalĂ©s des rĂ©currents trafics d`influence. On a par ailleurs soupçonnĂ© Ă  cette Ă©poque que le bras sĂ©culier de toutes ces manĹ“uvres n`Ă©tait autre que le prĂ©sident ldriss Deby dont la puissance militaire est incontestable dans la sous-rĂ©gion d`Afrique centrale. 

Une fois Ă  l`ElysĂ©e, François Hollande a voulu suivre la position de son prĂ©dĂ©cesseur d`oĂą la froideur observĂ©e dans les rapports entre l`ElysĂ©e et le rĂ©gime d`Etoudi aux lendemains de l`Ă©lection de François Hollande. Mais très vite, le nouveau locataire de l`ElysĂ©e va ĂŞtre rattrapĂ© par le rĂ©alisme du prĂ©sident Biya dans un contexte oĂą les menaces des islamistes de Boko Haram sont rĂ©elles. Ce rĂ©alisme du prĂ©sident Paul Biya va clairement s`illustrer après l`enlèvement dans la rĂ©gion septentrionale de la famille Fournier et rĂ©cemment le cas du père Georges Vandenbeusch. En rĂ©alitĂ© estiment certains commentateurs pointilleux, François Hollande s`est aperçu que le locataire d`Etoudi est indispensable pour la stabilitĂ© dans la sous-rĂ©gion. 

En grossissant la loupe, il n`aurait pas manquĂ© de voir les ambitions hĂ©gĂ©monistes d`Idriss Deby et aurait mis la pĂ©dale douce pour mieux gĂ©rer le dossier malien particulièrement dans la zone de Kidal oĂą se dĂ©ployaient les forces tchadiennes. D`un autre cĂ´tĂ©, la France de François Hollande a besoin de prĂ©server la paix en Afrique centrale et surtout au Cameroun oĂą ses intĂ©rĂŞts Ă©conomiques et ceux de l`Europe sont Ă©normes. Plus prĂ©cisĂ©ment les richesses dont regorge le sous-sol camerounais. Selon certains experts en effet, les ressources pĂ©trolières jusqu`ici inexploitĂ©es au Cameroun seraient de loin supĂ©rieures Ă  celles du Tchad, de la Rca et de la GuinĂ©e Equatoriale rassemblĂ©es. 

Selon certains experts en effet, les ressources pĂ©trolières jusqu`ici inexploitĂ©es au Cameroun seraient de loin supĂ©rieures Ă  celles du Tchad, de la Rca et de la GuinĂ©e Equatoriale rassemblĂ©es. Selon l`avis des observateurs, il n`Ă©tait donc pas de l`intĂ©rĂŞt de la France de mettre le feu aux poudres au Cameroun. Une telle hypothèse Ă©tant susceptible d`embraser tout le Golfe de GuinĂ©e. Pour nos observateurs, ce n`est pas un fait de hasard si les AmĂ©ricains sont venus construire l`une des plus grandes ambassades Ă  YaoundĂ©. Bien plus, ce n`est pas un pur hasard si les grandes rencontres sur la sĂ©curitĂ© du Golfe de GuinĂ©e se tiennent au Cameroun. Face donc Ă  cette implacable rĂ©alitĂ©, les 2 chefs d`Etats vont crĂ©er une synergie en envoyant leurs soldats en Rca et en faisant du Cameroun la base arrière de l`opĂ©ration Sangaris. 

Selon certains gĂ©ostratèges, cette base a pour missions de contrer les vellĂ©itĂ©s des rebelles islamistes dont l`objectif est d`atteindre YaoundĂ©. Pour ces gĂ©ostratĂ©ges, ce n`est pas pour rien qu`Abdoulaye Miskine a Ă©tĂ© interpellĂ© du cĂ´tĂ© de Bertoua. En effet indiquent nos sources, le rebelle centrafricain Ă©tait en mission de repĂ©rage Ă  l`Est et devrait procĂ©der Ă  des recrutements dans les camps des rĂ©fugiĂ©s centrafricains. C`est donc pour cette raison que sachant que leur jeu Ă©tait connu et que ses hommes vont lancer des attaques dans la rĂ©gion de l`Est pour venger leur mentor, ce dernier sera neutralisĂ© Ă  temps par YaoundĂ©. En sage Paul Biya aura compris longtemps avant le vrai enjeu de la chute de François BozizĂ©. 


François Owona 

la Nouvelle


Cameroun-Remaniement: Voici les Ministres que Paul Biya a failli virer Vendredi...

En attendant la publication officielle de la nouvelle Ă©quipe, des indiscrĂ©tions recueillies Ă  bonne source, avaient dĂ©jĂ  avancĂ© quelques noms des «bannis» de l`Ă©quipe, en place depuis le 9 dĂ©cembre 2011. 

Parmi les partants citĂ©s avec insistance, figurent: 

- Robert Nkili, ministre des Transports. 

- Jacqueline Koung Ă  BissĂ©kĂ©, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. 

- Ama Tutu Muna, ministre des Arts et de la Culture. 

- Catherine Bakang Mbock, ministre des Affaires sociales. 

- Youssouf Adidja Alim, ministre de l`Education de base. 

- Abba Sadou, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© des MarchĂ©s publics. 

- Emmanuel Essimi Menye, ministre de l`Agriculture et du DĂ©veloppement rural. 

- Dr TaĂŻga, ministre de l`Elevage, des PĂŞches et des Industries animales. 

- Zacharie Perevet, ministre de l`Emploi et de la Formation professionnelle. 

- Jacques Fame Ndongo, ministre de l`Enseignement supĂ©rieur. 

- Pierre HĂ©lĂ©, ministre de l`Environnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable. 

- Ngole Philip Ngwese, ministre des Forets et de la Faune. 

- Emmanuel Bonde, ministre des Mines, de l`Industrie et du DĂ©veloppement technologique. 

- Pierre IsmaĂ«l Bidoung Mkpatt, ministre de la Jeunesse et de l`Education civique. 

- AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique.

- Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre de l`Economie, de la planification et de l`amĂ©nagement du territoire. 

- Fernand Adoum Garoua, ministres des Sports et de l’Education physique. 

- Jean Pierre Biyiti bi Essam, ministre des postes et tĂ©lĂ©communications. 

- Patrice Amba Balla, ministre des Travaux publics. 

- Jules Doret Ndongo, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprès du ministre de l`Administration territoriale et de la DĂ©centralisation chargĂ© des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es. 

- ClĂ©mentine Antoinette Ananga Messina, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprès du ministre de l`Agriculture et du DĂ©veloppement rural chargĂ© du DĂ©veloppement rural. 

- Abdoulaye Yaouba, ministre délégué auprès du ministre de l`Economie, de la Planification et de l`Aménagement du territoire, chargé de la Planification.

- Mefiro Oumarou, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprès du ministre des Transports. 

- Nana Aboubakar Djalloh, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprès du ministre de l`Environnement, de la Protection de la Nature et du DĂ©veloppement durable. 

- Hans Nyetam Nyetam, secrĂ©taire d`Etat auprès du ministre des Travaux publics. 

- Fuh Calistus Gentry, secrĂ©taire d`Etat auprès du ministre des Mines, de l`Industrie et du DĂ©veloppement technologique. 

- Marie Rose Dibong, secrĂ©taire d`Etat auprès du ministre de l`Habitat et du DĂ©veloppement urbain. 


La Météo


Cameroun-Maurice KAMTO: «Le discours du Chef de l`Etat m'a sidĂ©rĂ©»

Jeudi soir, Maurice Kamto Ă©tait l`invitĂ© de l`Ă©mission «Entretien avec... » prĂ©sentĂ©e par Thierry Ngogang, sur Stv. Un constat se dĂ©gage: le prĂ©sident du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a fait des efforts. L`ancien ministre est apparu moins coincĂ© qu`il ne l`avait Ă©tĂ© lors de sa première tĂ©lĂ© après le lancement de son parti. C`Ă©tait en dĂ©cembre 2012 dans «L`arène», diffusĂ©e sur Canal 2 international. On avait alors dĂ©couvert un homme froid et cassant Ă  la limite. Cette fois, il a fait des progrès. On l`a vu dĂ©tendu et pas du tout nerveux. On peut toujours pinailler sur la couleur de sa gandoura ou sa manière de regarder la camĂ©ra, mais l`essentiel Ă©tait dans le discours. 

Humble et courtois, Maurice Kamto a promenĂ© les tĂ©lĂ©spectateurs dans les dĂ©dales de la vie de cet homme aux origines modestes. De son enfance Ă  Bafoussam Ă  son engagement politique, on le ressent en passant par ses brillantes Ă©tudes universitaires couronnĂ©es par l`agrĂ©gation. Il avait 34 ans. L`envie d`enseigner, confie-t-il, lui a Ă©tĂ© inculquĂ©e par des «maĂ®tres» comme Joseph Owona ou Stanislas MelonĂ©. DĂ©jĂ  fĂ©ru de dĂ©bats intellectuels, il se souvient aujourd`hui avec le sourire en coin, de son passage dans les sinistres geĂ´les de la Bmm en 1985. C`Ă©tait Ă  la suite d`un dĂ©bat avec Hubert Mond Ndzana sur le livre de celui-ci intitulĂ© «L`idĂ©e sociale chez Paul Biya». 

Sur le plan politique, Maurice Kamto rappelle son engagement au dĂ©but des annĂ©es 1990 dans les rangs de L`Union pour le changement, une coalition qui soutenait la candidature de John Fru Ndi pour la prĂ©sidentielle de 1992. Une Ă©lection entachĂ©e, se souvient Maurice 
Kamto, de graves irrĂ©gularitĂ©s. Cet homme qui se dit horripilĂ© par l`injustice pense que les rĂ©sultats, tels qu`ils furent proclamĂ©s, n`Ă©taient pas ceux sortis des urnes. 

Fraude Ă©lectorale 

Au sujet du premier PrĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, Maurice Kamto dĂ©crie un tyran brutal, mais pense qu`il mĂ©rite les honneurs pour avoir Ă©tĂ© le tout premier Ă  prĂ©sider aux destinĂ©es de ce pays. Raison pour laquelle il annonce qu`il devrait ĂŞtre Ă  Garoua le 8 fĂ©vrier prochain, pour le colloque consacrĂ© Ă  l`ancien PrĂ©sident. 

L`un des moments forts de cet entretien de deux heures sur Stv est celui consacrĂ© au discours de fin d`annĂ©e du PrĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Pour le patron du Mrc, on a passĂ© 50 ans au Cameroun Ă  parler de politique. Il est temps, pense-t-il, de parler d`Ă©conomie. Et vu sous cet angle, poursuit-il, le discours du PrĂ©sident de la RĂ©publique est truffĂ© de contradictions. «Le discours du Chef de l`Etat m`a sidĂ©rĂ©. Il est plein de contradictions. Il dit qu`on attendait une croissance de 6,5%. On se retrouve avec 4,8% et il estime que ce n`est pas dramatique... Son discours est un aveu d`Ă©chec et il doit en tirer toutes les consĂ©quences», martèle Kamto. 

Il ajoute, toujours au sujet du PrĂ©sident Biya: «Il dĂ©crit l`inertie, mais semble ĂŞtre la source de cette inertie... En dĂ©mocratie, après des Ă©lections parlementaires, il faut faire un gouvernement, quitte Ă  reconduire les mĂŞmes personnes... Personne ne travaille plus. Tout le monde attend et ce n`est pas bien pour le pays». 

Sur la situation de la jeunesse camerounaise, l`ancien ministre se dit prĂ©occupĂ©. Pour lui, la jeunesse camerounaise est dĂ©laissĂ©e, abandonnĂ©e et sans perspectives d`avenir. La jeunesse, poursuit-il, dĂ©pĂ©rit dans la bière qu`elle commence Ă  boire Ă  partir de 9h du Matin. 

Visiblement, encore sous le choc de la dĂ©bâcle du Mrc aux dernières Ă©lections municipales et lĂ©gislatives, Maurice Kamto est offensif: «Les Camerounais n`accepteront plus des fraudes Ă©lectorales». 


J-B. T. 
Le Jour

Cameroun/France - Récupération: Le fils ENGO veut diaboliser Paul Biya

Selon des sources parisiennes, le groupe de soutien de Michel Thierry Atangana a organisĂ©, lors du dernier sĂ©jour parisien de Paul Biya, une confĂ©rence de presse le 6 dĂ©cembre 2013, au 51, rue de Flandre, Paris 19ème, en vue d`obtenir la libĂ©ration de leur protĂ©gĂ© condamnĂ© et incarcĂ©rĂ© Ă  la prison secondaire du secrĂ©tariat d`Etat Ă  la DĂ©fense (Sed) pour dĂ©tournement des deniers publics. 

A l`occasion, seul le vice-prĂ©sident de l`association Sos-racisme, Sorel Keita Ă©tait prĂ©sent, en l`absence du prĂ©sident du comitĂ© de soutien. Des indiscrĂ©tions glanĂ©es Ă  très bonnes sources, 4 journalistes de la presse Ă©crite ont pris part Ă  cette rencontre. On pouvait ainsi apercevoir Nicolas Abena, directeur de publication du journal en ligne «Theimagasine.com», le fils de Michel Thierry Atangana et sa sĹ“ur. Après avoir dĂ©crit la justice camerounaise comme Ă©tant une justice aux ordres du pouvoir politique, Sorel Keita a insistĂ© sur le fait que Michel Thierry Atangana a Ă©tĂ© condamnĂ© sans preuve et que celui-ci peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un otage et que ce groupe de soutien ne cessera son action qu`après sa libĂ©ration. 

Une prise de position très discutable quand on sait exactement dans les milieux judiciaires ce pourquoi ce compatriote a Ă©tĂ© condamnĂ©. Pour Sorel Keita, son groupe maintiendra la pression sur l`ElysĂ©e pour que la France de François Hollande rompe ses relations de coopĂ©ration avec le Cameroun. Au cours de cette 
rencontre avec les hommes de mĂ©dias, Sorel Keita aura tentĂ© de faire croire Ă  l`assistance qu`il y a un retournement de l`opinion camerounaise sur le cas de Michel Thierry Atangana? Un petit mensonge qui fera sourire plus d`un, quand on sait par exemple que la majoritĂ© des Camerounais sait que Michel Thierry Atangana utilisait l`identitĂ© camerounaise lorsque Titus Edzoa, l`ancien Sg de la prĂ©sidence de la RĂ©publique Ă©tait aux affaires. 

Selon nos sources, les organisateurs de la confĂ©rence ont relevĂ© que la nouvelle ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon n`est pas très enthousiaste sur le dossier de Michel Thierry Atangana, contrairement Ă  Bruno Gain. Pour eux, indiquent nos sources, seule la consule semble prĂŞter toute son attention sur cette affaire Ă  travers des visites rĂ©gulières au prisonnier de la prison secondaire du Sed et en facilitant l`obtention des visas aux membres du comitĂ© de soutien local dont le prĂ©sident a fait le dĂ©placement de Paris. La grosse surprise de cette rencontre aux allures de procès du rĂ©gime d`Etoudi aura Ă©tĂ© la prĂ©sence du fils de DĂ©sirĂ© Engo qui va se fendre en dĂ©claration pour dire que son père est un prisonnier d`opinion. La section Rdpc de France Nord prĂ©sente dans la salle a tenu Ă  rappeler aux uns et aux autres que Michel Thierry Atangana n`est pas un prisonnier politique, mais de droit commun. Suffisamment clair comme l`eau de roche d`Eloumden Ă  YaoundĂ©. 


La Nouvelle

Cameroun : Franck Emmanuel Biya, fils d`influence

RĂ©gulièrement prĂ©sentĂ© comme un successeur possible de son prĂ©sident de père, Franck Biya cultive la discrĂ©tion. Mais il est loin d`ĂŞtre inactif dans le monde des affaires. 

Douala, le 14 novembre. Le prĂ©sident camerounais, Paul Biya, lance en grande pompe la construction d`un pont. Mais de la cĂ©rĂ©monie, les mĂ©dias ne retiendront que l`arrivĂ©e tardive de Franck Emmanuel Biya - après le prĂ©sident du SĂ©nat et juste avant son père, bouleversant ainsi les sacro-saintes règles du protocole - ainsi que l`extrĂŞme dĂ©fĂ©rence des ministres venus le saluer. "Ce n`Ă©tait qu`une maladresse", dĂ©dramatise l`entourage de "Franck". Il n`empĂŞche : le fait, rarissime, a relancĂ© les conjectures qui prĂŞtent au père le projet de prĂ©parer son fils pour lui succĂ©der. 

A priori, l`idĂ©e paraĂ®t saugrenue, d`autant qu`Ă  ce jour peu d`indices l`accrĂ©ditent. Franck Biya ne semble intĂ©ressĂ© ni par la politique ni par les affaires publiques. Son nom n`apparaĂ®t nulle part dans l`organigramme officiel de la prĂ©sidence. Il ne s`est jamais prĂ©sentĂ© Ă  une Ă©lection, fuit les journalistes et n`a jamais donnĂ© d`interview. Peu de personnes le connaissent vraiment, d`autant qu`il a conservĂ© le mĂŞme entourage depuis ses annĂ©es de lycĂ©e, passĂ©es dans des Ă©tablissements catholiques de YaoundĂ©. Beaucoup moins encore savent la vĂ©ritĂ© sur les circonstances qui le poussèrent, dans les annĂ©es 1990, Ă  interrompre ses Ă©tudes universitaires aux États-Unis pour se lancer dans l`exploitation forestière au Cameroun. 

Pressenti au gouvernement 

Depuis, il a Ă©largi son champ d`activitĂ©. Meilleur intermĂ©diaire pour obtenir l`imprimatur prĂ©sidentiel, il a une influence considĂ©rable. On le retrouve donc au coeur de projets impliquant des investisseurs dĂ©sireux de s`implanter au Cameroun dans le secteur minier, le transport aĂ©rien, l`Ă©nergie et les tĂ©lĂ©communications, mais aussi dans une affaire d`achat d`obligations du TrĂ©sor sur laquelle planent des soupçons (jamais confirmĂ©s) de dĂ©lit d`initiĂ©. Le jeune homme aurait, depuis, dĂ©clinĂ© une nomination Ă  la direction du cabinet civil de son père tout en restant, malgrĂ© tout, rĂ©gulièrement pressenti au gouvernement. 



Georges Dougueli